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| Série Nouba 1984-1987 |
Ses premières sculptures ont disparues. Elles se sont dégradées ou bien il les a données. Il n'avait pas encore songé à inscrire son œuvre dans la durée. Mais au fil du temps et de la création, il s'est colleté avec la matière. Il a fini par s'inventer son propre matériau, hétéroclite, original, qui lui servira aussi bien pour ses statues que pour les carreaux de couleur qui forment le sol de tous les étages de la maison qu'il s'est construite au bord de la mer, à Dakar. On l'a beaucoup questionné sur cette matière, mais il préfère éluder la question.
A cinquante ans, (pendant l’année 1988-1989) s’opère la seconde grande rupture dans sa vie. Ousmane Sow décide de se consacrer exclusivement à la sculpture.
| Série Masaï 1988-1989 | ||
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| Série Zoulou 1990-1991 | ![]() |
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| Série Peulh 1993-19994 | |||
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La reconnaissance du public est immédiate. Il expose à Dakar, à Marseille, à Paris, à Genève, à New York, à Tokyo, à la Réunion... En 1992, la Dokumenta de Kassel l'installe définitivement parmi les grands. La Biennale de Venise confirme en 1995.
En 1999, Après les Noubas, les Massaïs, les Zoulous et les Peuls , Ousmane change de continent et s'intéresse aux premiers habitants du « Nouveau Monde ». Il met en scène sur une corniche au bord de l'océan la fameuse bataille de Little Big Horn qui vit les Indiens, parmi lesquels les Sioux Lakotas Sitting Bull et Crazy Horse, anéantir le septième régiment de cavalerie du général Custer. Pour lui, les Indiens d’Amériques sont plus près des Africains que bien d’autres peuples. Leur vie quotidienne s’apparente à celle des tribus africaines, si l’on considère leurs mœurs, leurs traditions, leurs croyances.
| Série Little Big Horn 1994-1999 | ||
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Les sculptures de Little Big Horn seront présentes, avec les Noubas, les Peuls et les
Masais, lors de la grande rétrospective du Pont des Arts à Paris. Cette exposition, associée à des sculptures des séries,
est reprise sur le Pont des Arts à Paris. Plus de trois millions de visiteurs.
La même année, Ousmane se met au bronze. Certains de ses admirateurs ont pu craindre que son originalité y perde ; c'est
tout le contraire : le bronze amplifie la qualité plastique de son oeuvre.
En 2002, Ousmane Sow à la suite d’une commande de Médecins du Monde, coule un Victor Hugo haut de 2,30 mètres dans le bronze.
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En 2003, le sculpteur accompagne à New-York quelques unes des pièces de la Bataille de Little Big Horn accueillies par le
prestigieux Whitney Museum.
Il voyage ainsi avec son oeuvre. Ses œuvres voyagent maintenant dans le monde entier, elles sont réclamées par toutes les
capitales pour y être exposées. Ousmane Sow les stockent donc à Marseille pour faciliter leurs déplacements.
Sa dernière oeuvre « l’Immigré » est exposée à la sortie de la gare de Genève. Commandée par Patrice Mugny, Maire de Genève, elle a été réalisée au Sénégal et coulée aux Fonderies Coubertin en France. Elle représente une personne assise et mesure environ deux mètres de haut. A travers cette sculpture, Ousmane Sow rend un hommage aux travailleurs étrangers et aux sans-papiers.
Extrait vidéo : Présentation d'Ousmane Sow |
Sources : site officiel d’Ousmane Sow ; wikipedia ; senegalpass.net ; wat.tv
22 Avril 2009