Mamady Keïta

Mamady Keïta est né en août 1950 à Balandugu, un village situé dans le Wassolon près du fleuve Fé, dans la province de Siguiri, en République de Guinée. Son père est maître-chasseur et maître des plantes et guérisseur.


On raconte que,voulant connaître le destin de l'enfant qu'elle portait, sa mère alla consulter un devin qui lui dit ceci : "ce sera ton dernier fils" et il ajouta : « il faut laisser s'amuser l'enfant car c'est ainsi qu'il fera son nom. La renommée de ton fils ira au-delà de Balandugu, elle ira au-delà de la Guinée, elle ira au-delà de l'Afrique toute entière, elle atteindra des contrées dont nous n'avons jamais entendu parler !».
Très tôt, dit-on, le petit Mamady s'interessa aux percussions. A peine savait-il marchait qu'il retournait toutes les casseroles pour frapper dessus. La précocité du petit Mamady qui montrait un goût et un don particulier pour les percussions étonnait beaucoup de monde.

C'est à 7 ans, auprès du vieux maître Karinkadjan Kondé, que Mamady fut initié au djembé.

En 1963, à l'âge de 13 ans, Mamady intégre le Ballet Fédéral

A l'âge de 14 ans, Mamady est sélectionné lors du Festival National par le Ministère de la Culture de Guinée avec cinquante percussionnistes et de nombreux autres artistes pour former le Ballet National Djoliba.
Et après neuf mois de formation, il est un des cinq percussionnistes retenus.

De 1964 à 1979, Mamady devient le batteur principal et soliste du Ballet Djoliba. En 1979, il en devient le directeur artistique. Il accupera ce poste jusqu'en 1986. Il effectue de nombreuses tournées dans le monde entier.

Mamady Keïta a reçu, en plus de la reconnaissance du public et des artistes, des distinctions officielles :

  • En 1967, Il reçoit le 1er prix du Festival International du Folklore à Agrigente en Italie .
  • Il reçoit le 1er prix du 1er Festival Panafricain à Alger. Il y sera nommé « Le plus grand batteur d’Afrique ».
  • En 1972, à Chicago, il est désigné «Meilleur Professeur de percussion de l'année».

En 1988 il s’établit en Belgique. Il crée sa propre école de percussion qui connaît un succès international.

En 1991, Laurent Chevallier et Pierre Marcault réalisent un film autobiographique « Djembéfola », produit par Rhéa Films.
Le film sera primé de nombreuses fois : Prix du Public et Planète Câble à la Biennale du documentaire à Marseille en 1991, Grand Prix à Amiens, Prix du Public à Namur et Amsterdam, Golden Gate Award « Best documentary » à San Francisco.

La même année, Mamady ouvre sa propre école de percussion : TamTam Mandingue. L’école acquiert rapidement une renommée internationale et ouvre des succursales à Paris, Genève, Munich, Conakry, Tokyo, aux USA.

En 1994, Mamady est contacté par la télévision nationale japonaise, la NHK, pour une tournée d’un mois à travers le Japon avec son groupe Sewa kan. La télévision japonaises tournera des émissions spéciales et un documentaire consacré à Mamady Keïta.

 

Liens : Site officiel ; Myspace ; Skynet

wassolon

Kassa 08:28

Djole 05:40

Djabara 03:48

Soli 07:03

Fankani 05:05

Komodenu 04:41

Dununba 04:44

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